Publié le 09/08/2026
WSOP 2026 : la shot clock, feuilleton du Main Event
Rarement une règle aura autant fait parler d'elle en si peu de temps. Le temps d'un été, la shot clock s'est invitée dans le Main Event des WSOP 2026, avant d'en être retirée juste à temps pour la table finale. Retour sur un épisode qui restera comme l'une des polémiques marquantes de cette édition.
Un tanking de 15 minutes qui met le feu aux poudres
Tout commence au Day 6. Sur un board tout en cœur, le joueur Loren Klein prend 15 minutes pour se décider avec une main marginale, dans l'espoir de survivre jusqu'au palier de gains suivant. Le staff finit par lui accorder une minute supplémentaire avant qu'il ne mise ses derniers jetons et soit éliminé. La scène, largement relayée, ravive un débat récurrent dans le milieu : jusqu'où peut-on tolérer le temps de réflexion à une table de tournoi majeur ?

La shot clock s'invite pour la première fois en 57 ans
Réponse des organisateurs dès le lendemain : pour la toute première fois de l'histoire du tournoi, une action clock est mise en place pour les Days 7 et 8. Le dispositif est strict :
- 20 secondes pour agir avant le flop
- 30 secondes après le flop
- six extensions de 30 secondes par jour et par joueur, à utiliser librement
- une main déclarée morte si le temps est écoulé sans décision
Marche arrière avant la table finale
Une fois le field ramené à une table unique, une question restait en suspens : la shot clock allait-elle s'appliquer à la table finale, retransmise sur ESPN ? Trois jours avant le lancement, la réponse est tombée sur les réseaux sociaux des WSOP : pas de chronomètre systématique pour les neuf finalistes. L'organisation a expliqué vouloir offrir l'environnement de jeu « le plus naturel possible » pour les décisions les plus lourdes du tournoi, tout en conservant la possibilité pour les joueurs ou le staff d'appeler le clock en cas d'excès, et le droit de réintroduire le dispositif si besoin.

Des réactions partagées dans la communauté
La décision a immédiatement divisé les observateurs :
- Pour : plusieurs pros, dont Barny Boatman, ont salué un retour à la normale, estimant que le vrai problème venait d'un manque de vigilance du floor plutôt que de l'absence de chronomètre.
- Contre : d'autres voix, à l'image du spectateur Harry Gandia, ont dénoncé un changement de règles en cours de route, jugé peu sérieux pour l'image du plus prestigieux tournoi du monde.
Une table finale jouée sans chrono
Résultat : les neuf finalistes, parmi lesquels le Français Mario Boos, ont disputé leurs trois soirées de jeu sans shot clock imposée. Mario Boos s'est finalement arrêté en 8e position, tandis que Lucas Jumalon a fini par soulever le bracelet au terme d'un heads-up expéditif. Un épilogue qui n'aura pas laissé le temps à la polémique de rebondir davantage.
Et dans nos clubs FFCP ?
Cet épisode rappelle une réalité que connaissent bien les clubs affiliés : le rythme de jeu fait partie intégrante des règles d'un tournoi, quel que soit le niveau. Pour rappel, les règles officielles des variantes pratiquées en club sont à disposition de tous nos adhérents, histoire d'aborder chaque table — locale ou internationale — avec les mêmes repères.
Sources : PokerNews.