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Publié le 07/08/2026

Mario Boos avant la table finale WSOP rester dans sa bulle

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Il y a des joueurs qui se liquéfient sous les projecteurs. Mario Boos, lui, a choisi de ne rien changer. À quelques heures de la table finale du Main Event des WSOP 2026, l'Alsacien affichait un calme presque déconcertant, déjà assuré d'un million de dollars et en course pour devenir le premier Français à décrocher le tournoi le plus prestigieux de la planète. Sa recette ? Ne surtout pas gamberger.

« On n'a pas peur en Alsace »

Le secret de Mario Boos tient en un mot : la bulle. Plutôt que de se demander ce qu'il ferait en cas de sixième ou de huitième place, il a préféré verrouiller ses sensations et jouer exactement comme il l'avait fait pendant huit jours. Selon lui, c'est précisément au moment où l'on « réalise » que l'on se met une pression inutile — un piège qu'il a soigneusement contourné.

Depuis sa qualification, la vague de soutien a changé d'échelle. Habitué des circuits suisse et français, il a vu les messages se multiplier par cent, portés par des supporters tricolores qui voyaient en lui « leur dernier espoir » après une Coupe du monde ratée. La Suisse et l'Allemagne ont elles aussi répondu présent. Pour comprendre comment il a arraché cette place mythique, on vous replonge dans son parcours jusqu'à la table finale.

img_6a75998d324de.webpMario Boos portant le drapeau français

Une préparation millimétrée

Après le « bagging » du 13 juillet, Boos a levé le pied : retour en Suisse, quelques jours de repos, restos entre proches, puis organisation logistique (vols, villa) avant de revenir aux États-Unis autour du 25 juillet. Place ensuite à la prépa sérieuse.

Côté technique, l'Alsacien s'est entouré de deux pointures : Davidi Kitai, déjà investi financièrement sur son séjour à Vegas, et Adrien Delmas, arrivé en renfort au lendemain de la qualification. Leur travail a surtout porté sur l'ICM, particulièrement retorse en table finale du Main Event, et sur la manière d'appliquer la théorie au bon moment. Le tout entrecoupé de salle de sport, de piscine, de parties d'Open Face Chinese et de quelques bières — une hygiène de vie choisie pour, dans ses mots, « ne surtout pas me mettre la pression ». Une approche qui tranche avec le pari audacieux qui l'avait mené jusque-là.

Shot clock, plateau télé et sérénité

Dernier rebondissement avant le grand soir : l'organisation a finalement retiré la shot clock pour la table finale, après l'avoir instaurée en pleine compétition au Jour 6. Boos n'y voit ni avantage ni handicap : ce qui l'a agacé, c'est le principe de changer les règles en cours de route. Sa demande, pleine de bon sens : décider une bonne fois pour toutes et s'y tenir.

Détendu jusqu'au bout, il est même allé repérer le plateau télé du Horseshoe pour le montrer à ses amis — sans en être impressionné. Piscine, foot, ping-pong : la routine est restée la même, avec juste un peu moins de cocktails à l'approche du jour J.

Un état d'esprit qui parle à tous les clubs

Le rêve s'est finalement arrêté en huitième position, pour un chèque de 1 250 000 $, le titre revenant à Lucas Jumalon. Mais au-delà du résultat, c'est la démarche de Mario Boos qui résonne dans nos clubs affiliés : préparation sérieuse, entourage solide et surtout capacité à rester soi-même sous la pression. Un état d'esprit précieux, que l'on peut travailler dès la prochaine soirée dans votre club FFCP. Retrouvez l'intégralité de ses confidences dans l'interview accordée à PokerNews, et venez partager vos propres tables finales avec la communauté.

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