Publié le 31/03/2026
L.A. Poker Classic 2026 : le Main Event ne fait plus recette
Le Main Event du LA Poker Classic 2026 au Commerce Casino n’a enregistré que 50 entrées, pour un prize pool de 465 000 $ dont 158 030 $ promis au vainqueur. Autrefois considéré comme l’un des tournois les plus prestigieux hors WSOP aux États‑Unis, le LAPC signe ainsi la plus faible affluence de son histoire.
Que s’est‑il passé avec le Main Event du L.A. Poker Classic ?
Pendant des années, le Main Event du LA Poker Classic faisait partie des trois seules étapes régulières du World Poker Tour et s’imposait comme le rendez‑vous phare du Commerce Casino. En 2020, Balakrishna Patur remportait encore un titre à plus d’un million de dollars, avec 1 015 000 $ pour la première place sur 490 entrants.
Après le COVID, le partenariat avec le WPT s’arrête et le tournoi perd son label, ce qui marque le début d’une longue érosion de la fréquentation. Le joueur local Derek Kwan explique que la reprise du poker à Los Angeles a été plus lente qu’ailleurs, les rooms privilégiant les jeux de table jugés plus rentables au détriment des tournois.
Selon lui, le LAPC a cessé de paraître « spécial » : peu de communication, quasi aucune présence sur les réseaux sociaux et un manque global de couverture médiatique. Le casino, très attentif au risque d’overlay, a aussi réduit les garanties, ce qui a encore freiné l’enthousiasme des joueurs.
Le Main Event proposait autrefois un prize pool garanti de 5 millions de dollars ; en 2023, la garantie tombe à 1 million, année où Alex Petrosian s’impose pour 401 650 $ sur 181 entries. Depuis, l’événement se joue sans aucune garantie, une rareté pour un tournoi à 10 000 $ qui aspire à rester « majeur ».
Le champion WPT Matt Salsberg pointe d’autres facteurs : absence de grosses garanties sur les satellites, alors qu’ils pouvaient qualifier jusqu’à 70 joueurs par édition par le passé. Il rappelle aussi la concurrence directe d’autres festivals programmés au même moment, notamment le WPT Venetian à Las Vegas, l’EPT Paris, une série au Wynn et une étape WSOP Circuit à Cherokee.
Enfin, la fiscalité n’aide pas : la retenue de 7% en Californie sur les gains des non‑résidents refroidit une partie du field international. Pour de nombreux pros, le problème est donc un mélange de mauvais timing, d’absence de garantie et de perte progressive d’identité pour un tournoi qui se fond désormais dans la masse.

Le Los Angeles Poker Classic sur la dernière décennie
Malgré ce déclin, le palmarès du LAPC rappelle l’importance qu’a longtemps eue le tournoi dans le calendrier high‑stakes. Des champions comme Gus Hansen, Antonio Esfandiari ou Michael Mizrachi y ont construit une partie de leur légende.
Le tableau ci‑dessous résume l’évolution du Main Event sur les dix dernières années, entre années WPT marquées par des gains à sept chiffres et récent effondrement des fields.


Liens à consulter
Article source PokerNews (anglais) : What Happened to Once Prestigious LA Poker Classic?